
CAMILLE
J’étais convaincue que c’est seulement en ayant de l’argent que je pourrais faire ce que je voulais quand je le voulais. Pourtant, c’est bien quand
Vous repérez parfois des fautes dans les livres que vous lisez ? Ça arrive ! La chaîne du livre comprend de nombreuses étapes. De l’écriture à l’impression, en passant par la correction, je vous explique pourquoi il peut rester des coquilles ou autres fautes d’orthographe dans les ouvrages que vous tenez entre les mains.
D’abord, l’auteur écrit son manuscrit, sur son idée ou sur commande. Ce n’est pas forcément un expert en orthographe. Il se concentre sur le contenu et peut laisser des erreurs dans son texte.
L’éditeur lit le texte, prend la décision de l’accepter ou pas, et fait retravailler certaines parties à l’auteur. Il n’intervient pas, à ce niveau-là, sur la correction des coquilles.
C’est après ce premier aller-retour entre l’auteur et l’éditeur qu’intervient la première correction. On l’appelle aussi la préparation de copie. Le travail du correcteur porte sur :
Et ce correcteur, est-il bien formé ? Est-il compétent ? Quels délais a-t-il pour réaliser cette préparation de copie ? Etc. Autant d’éléments qui peuvent expliquer qu’il laisse passer des erreurs.
Quand l’auteur et l’éditeur ont accepté (ou non) les modifications proposées, le maquettiste met en page le livre. Il insère les éventuelles illustrations, et prépare l’insertion des éléments manquants, etc.
Le correcteur intervient à nouveau. Il réalise la première correction sur maquette, et là, c’est sur papier ou sur PDF !
Le maquettiste reprend toutes les modifications soumises par le correcteur. Il reporte sur la maquette en fonction des signes de correction, ou intègre directement les corrections faites sur PDF en les validant une par une.
À nouveau, on peut se demander s’il est bien formé, compétent, quels délais il a, etc.
En parallèle, si le graphiste est différent du maquettiste, il crée les pages de couverture (première, quatrième et intérieur).
C’est le moment du pointage.
On s’assure que toutes les corrections ont bien été prises en compte. Certaines sont-elles passées à la trappe ? Faut-il reprendre cette étape ?
Cette étape n’est pas toujours réalisée, pour des questions de budget ou de temps disponible.
Dans ce cas, ou si le correcteur ne repère pas d’oublis après le dernier pointage, on passe à la validation du BAT (bon à tirer) – en accord avec l’éditeur.
Le livre continue son circuit : impression, distribution et diffusion. Il arrive enfin entre les mains du lecteur (qui trouve une faute !).
Des fautes dans les livres : l’infographie

J’étais convaincue que c’est seulement en ayant de l’argent que je pourrais faire ce que je voulais quand je le voulais. Pourtant, c’est bien quand

« Être libre, c’est aussi ne pas agir en fonction du regard d’autrui. » Frédéric Lenoir Années quatre-vingt Le décor est paradisiaque. Une des îles françaises